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Poursuite des violentes
manifestations et vagues d'arrestations dans les camps de
Tindouf (sources sûres)
Lâayoune, 02/06/06 - Les camps de Tindouf demeurent le théâtre
de violentes manifestations, exprimant la condamnation et le
refus catégorique des séquestrés, dans ces camps, des pratiques
inhumaines et barbares dont ils sont l'objet de la part des
responsables du polisario, et des arrestations qui ont ciblé des
membres de la tribu Rguibat Laayaycha dans le "camp du 27
février", apprend-on de sources sûres.
Selon des témoignages sonores recueillis sur place et diffusés
par la station régionale de la télévision marocaine à Lâayoune,
un grand nombre de personnes ont été arrêtées suite à ces
violentes manifestations qu'a connues ledit camp et qui ont été
sauvagement réprimées par les bourreaux du polisario, faisant
plusieurs blessés dans les rangs des manifestants, dont certains
sont dans un état grave.
Parmi les personnes arrêtées figurent Saleh Ould Al Foukra,
Salem Ould Alioua, Abderahmane Ould Mohamed Hamoudi Ould Daf,
Alouat Ould Mohamed Salem Ould Baâli, Mohamed Al Bachir Ould Al
Mokhtar Ould Al Bilal, Hamoudi Ould Al Mostafa Ould Al Wali,
Badr Ould Hamoudi Ould Sidi Abdallah, Lahbib Ould Salma Ould
Abdallah, Al Bachir Ould Al Hassan, Zakaria Ould Mohamed
Abdallah, Al Mostafa Ould Mohamed Lahbib, Ahmatou Ould Al Bilal
Ould Bibi, Hdiya Ould Salama Ould Anafaâ, Mohamed Lamine Ould
Slama Ould Anafaâ, Hbadi Ould Hmimid, Hmatou Ould Mohamed Ali
Ould Mohamed Cheikh Ould Al Bilal, Hmatou Ould Sayed Ahmed
Mohamed Lamine, l'enfant Abdallah Ould Hdiya Ould Slama Ould
Anafaâ et Lâabad Ould Sidi Mohamed Ould Anafaâ.
Parmi les personnes séquestrées qui sont toujours recherchées
par les bourreaux du polisario figurent Saleh Ould Hmida, Saleh
Ould Mohamed Fadel Ould Boukhris, Mohamed Ould Sidi Ould Al
Mehdi, Al Mine Ould Mohamed Yasslam Ould Al Miless, Salma Ould
Hamoudi, Bachriya Ould Mohamed Lamine Ould Al Bachri. De
nombreuses personnes ont été blessées, dont certaines
grièvement, au cours de cette manifestation contre la répression
et le despotisme des responsables du polisario. Parmi les
blessés graves figurent Alouate Mohamed Baâli, Lahbib Salma
Abdallah et Hmada Ould Mohamed Cheikh.
La station régionale de la télévision marocaine à Lâayoune a
diffusé, jeudi soir, dans un spécial sur ce soulèvement, des
témoignages par téléphone, dans lesquels un des séquestrés ayant
requis l'anonymat, a donné un aperçu les événements en cours
dans les camps de Tindouf.
" Des actes criminels ont été perpétrés contre nos familles par
+la police+ et la +gendarmerie+ armées jusqu'aux dents qui ont
arrêté plusieurs membres de la tribu Rguibat Laayaycha et
conduits à la prison Dhaibiya, une des célèbres prisons du
polisario", a-t-il déclaré.
Ce citoyen séquestré dans les camps de Tindouf a qualifié les
actes des bourreaux du polisario de "réaction violente à une
injustice flagrante" contre les membres de la tribu. Il s'agit
également, a-t-il ajouté, "d'un acte criminel et provocateur qui
trahit la rancune que nourrissent les dirigeants du polisario et
à leur tête Hmatou Abdelaziz à l'encontre des fils de la tribu".
La répression des manifestations qui ont eu lieu a été violente
et criminelle dans la mesure où un grand nombre de membres de la
tribu susmentionnée ont été arrêtés, a indiqué ce séquestré, qui
a cité les noms de certains d'entre eux, ainsi qu'une liste des
personnes recherchées dont une femme dénommée Mahmouda Bent
Hmida.
L'un des membres de la tribu a indiqué qu'il s'était rendu à
Tindouf pour demander l'autorisation de voyager à Oran où sa
mère doit subir une opération chirurgicale, mais sa demande a
été rejetée à cause de la décision des services de
renseignements algériens, en coordination avec les bandes du
Polisario, d'interdire à tous les membres de la tribu de quitter
les camps de Tindouf.
Il a affirmé que la situation est explosive dans ces camps.
"Nous saisissons cette occasion pour interpeller les
consciences, les défenseurs des droits de l'homme et les
organisations internationales et leur demandons de faire en
sorte que justice soit rendue et qu'un terme soit mis à
l'injustice et à la répression dont sont victimes nos familles
dans les camps de Tindouf", a-t-il dit.
Il a souligné que le temps est venu, après 30 ans de
souffrances, de déchirement et de privations, de régler la
question du Sahara pour "mettre fin à la tragédie, aux
souffrances et à la tension ".
Et d'ajouter : " Assez de tragédies, de déshérence et de drames
Une solution répondant aux spécificités de la région, qui
satisfait toutes parties et qui donne à chacun son droit
s'impose".
Un autre citoyen séquestré dans les camps de Tindouf et dont le
témoignage a été diffusé par la station, a affirmé que ce qui
s'est passé à Lahmada est inimaginable et incroyable. "Ce qui
s'est passé est très dangereux ", regrette-t-il.
La dignité des hommes a été entamée et l'honneur des personnes a
été bafouée, a-t-il ajouté, précisant que les gens ont été
victimes de coups, de violations de leur dignité et
d'humiliations et certains ont été gravement atteints.
M. Aïdi Ould Anafaâ, l'un des chioukhs de la tribu Laayaycha a
déclaré, dans un témoignage téléphonique depuis la ville
espagnole de Salamanque, que le jeune Al Abbad Ould sidi Mohamed
Ould Anafaâ a été enlevé devant sa maison dans le camp de
Rabouni, ajoutant que les membres de la tribu Réguibal-Laayaycha
font toujours l'objet d'enlèvements et de répression dans les
camps de Tindouf.
" La prison Adhaibia à Rabouni pullule de membres de cette tribu
qui sont soumis à la répression, aux humiliations et aux
différentes violations pour la simple raison d'avoir refusé la
marginalisation, les souffrances et les tortures et affiché leur
marocanité, soutenant l'autonomie sous le drapeau marocain et la
monarchie constitutionnelle.
Il a indiqué que les dirigeants du polisario ont imposé le siège
des membres de la tribu sur l'étendu des camps de Tindouf, fermé
les voies menant de Rabouni vers Tindouf et le territoire
mauritanien et arrêté tout membre de la tribu en déplacement
pour les interroger.
Il a précisé que 75 femmes de la tribu observent depuis trois
jours un sit-in devant le soi-disant siège du secrétariat
général de Mohamed Abdelaziz réclamant la libération de leurs
fils, maris et proches.
M. Aîdi Ould Anafaâ a appelé, en tant que cheikh de la tribu, le
secrétaire général de l'Onu, les organisations de défense des
droits de l'homme, le président du Conseil royal consultatif
pour les affaires sahariennes (CORCAS) et toutes les consciences
à enquêter sur ces événements qui ont été marqués par
l'humiliation et la violation de la dignité des membres de la
tribu.
De son côté, M. Ramdane Masoud, membre du CORCAS et président de
l'association sahraouie pour la défense des droits de l'homme, a
dénoncé, dans un appel téléphonique depuis Las Palmas, la
répression contre la violente manifestation intervenue dans les
camps de Tindouf.
Il a indiqué à ce sujet que son association est en train de
recueillir toutes les informations concernant ces événements et
a entrepris des contacts avec plusieurs organisations
internationales pour dénoncer la répression sauvage dont ont été
victimes les manifestants. |