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Des manifestants Sahraouis
arrêtés à Tindouf présentent des traces de torture
Madrid, 06/06/06 -Cinq manifestants Sahraouis, arrêtés lors du
soulèvement populaire contre la direction du "polisario" et qui
ont été relâchés par les milices des séparatistes, présentent
des traces de torture et ont besoin de soins médicaux urgents, a
appris la MAP auprès de l'Association de défense des séquestrés
de Tindouf (ADESETI).
Des dizaines de Sahraouis, qui ont participé au soulèvement de
la semaine dernière, entre 30 et 40 selon les sources, sont
toujours entre les mains des milices du "Polisario" et plusieurs
d'entre eux sont détenus dans un lieu secret.
La même ONG a découvert vendredi dernier un "camp de
concentration démontable", dont les traces sont difficilement
repérables par d'éventuels enquêteurs, à une dizaine de
kilomètres de la base militaire "Chadad", près de Tindouf, où
sont interrogées les personnes ayant participé au soulèvement
populaire de la semaine dernière.
Les tortionnaires du "Polisario", encadrés par les éléments de
la sécurité militaire algérienne, ont monté quelques tentes de
campagne servant de camp de concentration mobile, facilement
déplaçable dans l'immense désert algérien.
Suite à la répression brutale qui s'est abattue sur de larges
pans de la population sahraouie dans les camps de Tindouf, le
Maroc a saisi le Secrétaire général des Nations Unies, Kofi
Annan, pour que "toute la lumière soit faite sur ces évènements
et que les responsabilités en soient clairement établies".
Dans une lettre adressée à M. Annan, le représentant permanent
du Maroc auprès de l'Onu, El Mostafa Sahel, a attiré l'attention
sur la multiplication des témoignages, faisant état d'une
détérioration alarmante de la situation des droits de l'Homme
dans les camps de Tindouf, suite à une campagne de répression
brutale menée par les milices armées du "Polisario", contre un
large soulèvement populaire pacifique, qui s'est déclenché dans
les camps du "27 février" et de "Smara".
Plusieurs ONG Sahraouies de défense des droits de l'homme et des
collectifs d'anciens Sahraouis ayant "séjourné" par le passé
dans les prisons administrées par le "Polisario" dans le Sahara
algérien, ont appelé la communauté internationale à agir
d'urgence pour mettre un terme à ces exactions et "éviter un
drame humanitaire".
L'Association le Sahara Marocain (ASM), a exhorté les médias
espagnols, "connus pour leur sensibilité extrême quand il s'agit
de questions liées à la violation des droits de l'homme,
notamment ceux des Sahraouis, à se mobiliser et à envoyer des
équipes pour mener des investigations sur la situation dans les
camps de Tindouf".
A relever qu'aucun média espagnol ne s'est fait l'écho des
exactions perpétrées par le Polisario contre la population
sahraouie depuis cinq jours sur le territoire algérien, malgré
la mobilisation des ONG sahraouies de défense des droits de
l'homme.
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