Camps de Tindouf:  Silence, on tue

 

Répression, torture et meurtre à huis clos à Tindouf       

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Soulèvement à Tindouf: Les séquestrés interpellent la communauté internationale (presse)

Rabat, 06/06/06 - Le soulèvement des populations sahraouies dans les camps de Tindouf sur le sol algérien constitue une interpellation à la communauté internationale pour mettre fin aux violations des droits de l'Homme par les dirigeants du +polisario+ et à la situation désastreuse des séquestrés qui ont clamé leur marocanité, souligne lundi la presse nationale.

Que se passe-t-il à Tindouf ? Pourquoi les observateurs habituels et zélés de la région, pourtant si prolixes quand il s'agit du Maroc, se sont-ils murés dans un silence gêné ? Comment se fait-il que les crimes avérés des mercenaires du polisario contre les Sahraouis ne soient pas dénoncés et condamnés ? Où sont, notamment en Espagne, les voix des démocrates, des militants des droits de l'Homme et de ceux qui ont voué leur vie à défendre celle des autres quand elle est réellement menacée?, s'interroge le quotidien "Aujourd'hui le Maroc".

"Si les Sahraouis de Tindouf, en Algérie, étaient libres de leur mouvement, ils voteraient avec leurs pieds. Ils fuiraient l'enfer qui leur est imposé, dans un black-out total, par la folie absolue de leurs tortionnaires. Ils rentreraient chez eux. Ils s'autodétermineront en faveur de la vie, contre la mort", souligne le commentateur.

Le même journal rapporte que les lignes téléphoniques continuent à être coupées entre Tindouf et le reste du monde, notant que c'est bel et bien la preuve que les séparatistes et leurs protecteurs algériens cherchent à empêcher la circulation de l'information.

Pour sa part, "L'Opinion" relève que les manifestations des séquestrés de Tindouf "sont l'expression du mécontentement et du malaise qui se sont amplifiés au fur et à mesure que la situation des populations, retenues dans les camps contre leur gré et prenant conscience qu'elles constituaient un moyen de chantage et de pression sur la communauté internationale, se dégradait en révélant la nature véritable du +Polisario+".

"Les manifestations, qui mettent aujourd'hui l'Algérie face à ses responsabilités, invitent la presse algérienne à s'enquérir de la situation dans les camps, appellent ce pays à assumer ses responsabilités et mettent les gouvernants algériens devant une réalité qu'ils ont de tous temps refusé d'accepter", indique le quotidien, soulignant que "ces populations ne sont pas des réfugiés en territoire algérien, mais y ont été déportées lors de la récupération par le Maroc de ses territoires sahraouis".

"Assahra Al Maghribia" relève que le soulèvement de Tindouf dément les thèses des séparatistes et de leurs protecteurs algériens.

La décision royale d'accorder l'autonomie aux provinces du sud a été une surprise pour les adversaires du Royaume qui ont joué la carte temps en attendant de trouver un nouveau "maquillage" pour leurs thèses, estime le journal ajoutant les séquestrés de Tindouf qui veulent rejoindre leurs familles vivant dans les provinces du Sud en sécurité ont été réprimés et leurs droits violés par les dirigeants des séparatistes.

Pour "Bayane Al Youm", le Maroc avait raison de s'adresser à la communauté internationale pour attirer son attention sur le danger de ce qui se passe dans les camps de Tindouf et exhorter les Nations Unies et ses organismes à intervenir pour mettre fin au massacre des séquestrés.

"Al Ittihad Al Ichtiraki" écrit, de son côté, que le soulèvement des séquestrés dément les thèses des séparatistes malgré le black-out des médias sur ce qui se passe dans les camps de Lahmada.

Les habitants des camps ont vivement contesté la connivence de l'Algérie avec les séparatistes et demandé aux médias algériens de venir à Tindouf pour être au fait des réalités au lieu de rapporter de faux communiqués, indique le quotidien.

Quant au journal "Le Matin du Sahara et du Maghreb", il indique qu' "il est certain que la situation dangereuse qui prévaut dans les camps de Tindouf en Algérie où les milices du +polisario+, avec l'aide des services de sécurité algériens, ont cruellement et sauvagement réprimé un soulèvement de la population des camps, ne préoccupe guère les agences de presse internationales qui ont eu l'habitude d'amplifier les événements chaque fois qu'il s'agit des populations sahraouies vivant en paix dans les provinces du Sud du Royaume".

Sous le titre "les soulèvements dans les camps de Tindouf attestent de l'échec des thèses algériennes, l'auteur de l'article estime qu'"en principe et par respect de la déontologie journalistique, les protestations et les arrestations dans les camps de Tindouf doivent être relatées par les médias internationaux, notamment algériens et espagnols, car il ne s'agit pas d'une simple information consommée", ajoutant qu' "il s'agit d'un fait réel qui permettra de mettre à nu la violation flagrante des droits de l'Homme dans des camps de concentration se trouvant sur le sol algérien".

"La communauté internationale doit faire pression sur l'Algérie pour qu'elle mette fin à la détérioration de la situation des séquestrés de Tindouf", souligne le quotidien.