Camps de Tindouf:  Silence, on tue

 

Répression, torture et meurtre à huis clos à Tindouf       

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"Polisario" : élucubrations et affronts en série

Par Abdelaziz Ouedrhiri-


Rabat, 06/06/06 - Panique à bord. La barque "polisario" prend de l'eau de partout. Habitués à naviguer le vent du nord - celui soufflant d'Alger- en poupe, ceux qui en tiennent les commandes sont pris dans des vagues déferlantes qui, avant de les couler fatalement ainsi que leur équipage, leur font perdre tout sens de l'orientation.

Leurs dernières décisions en attestent. Plus maladroites les unes que les autres, elles révèlent le désarroi et l'agitation dans lesquels vivent les séparatistes, plus que jamais pointés du doigt pour leur systématisation de l'extermination et du musellement de tous ceux qui, dans les camps de Tindouf, osent élever la voix pour marquer leur opposition à leurs caprices.

L'une des manifestations les plus maléfiques de ce système consiste en l'aménagement par les milices du "polisario" et les services de sécurité algériens d'un camp de concentration à une dizaine de kilomètres de la base militaire "Chadad", près de Tindouf, où sont interrogées actuellement toutes les personnes ayant participé au soulèvement populaire des derniers jours.

Summum de perniciosité, ce camp de concentration est formé de tentes de campagne, facilement démontables en cas d'arrivée d'une commission d'enquête internationale. De la bestialité doublée de supercherie à l'état pur.

Pour ne rien laisser filtrer de la situation explosive prévalant dans les camps, déjà coupés du reste du monde par la volonté de l'Etat algérien, et pour couper court aux ambitions légitimement exprimées par les séquestrés, le "polisario" s'est permis également de suspendre, de manière unilatérale, l'opération d'échanges de visites familiales, qui devait se poursuivre à partir du 2 juin 2006, de et vers les provinces d'Oued Eddahab et Aousserd, conformément au programme de voyages établi par le Haut Commissariat aux Réfugiés (HCR).

Le ministère des Affaires étrangères et de la coopération, qui a dénoncé avec force cette suspension, a observé notamment que "l'arrêt unilatéral de ces visites par le +polisario+ ne peut se justifier que par ses craintes de constater que, malgré les obstacles qu'il n'a cessé de dresser, les populations retenues au niveau des camps de Tindouf se montrent de plus en plus impatientes à visiter les provinces du Sud".

A ce jour, précise la même source, plus de 12.000 personnes attendent en effet leur tour pour bénéficier de ces visites et se rendre au Sud du Royaume pour s'assurer par eux même, du climat de quiétude et de sérénité y prévalant, au même titre que la participation des populations à la vie économique du pays et la consolidation de la démocratie et de l'Etat de droit au Maroc.

Un autre indice de l'affolement frisant le délire dans lequel baigne le "polisario" consiste en les menaces proférées par ce dernier à l'encontre du contingent français au sein de la MINURSO.

L'auteur direct de ces menaces, le dénommé Mhamed Khaddad, "coordonnateur du +polisario+ auprès de la mission des Nations Unies" (MINURSO), voit d'un mauvais oeil le soutien de la France à la position du Maroc sur le Sahara et en a fait part de manière explicite au contingent français.

La réaction de l'ONU ne s'est toutefois pas fait attendre puisque le commandant des forces de la MINURSO a exigé fermement de Khaddad, porte-parole des milices polisariennes, de retirer ces menaces sur le champ et de s'en excuser.

En se mettant au travers des aspirations des séquestrés et en enchaînant les élucubrations, les affronts et les actes de mépris envers tout ce qui incarne la légitimité et la légalité, l'ONU en tête, le "polisario" se met à nu et révèle une nouvelle fois sa véritable nature d'ennemi juré de ceux qu'il prétend servir et qui n'ont d'autre voeu que de rejoindre les leurs dans leur pays, le Maroc.

Il ne peut cependant, comme ses maîtres à penser, rester indéfiniment en dehors du cours de l'histoire qui finira par le broyer. Sa mort délivrera la région, et le monde, d'un cauchemar qui n'a que trop duré. Cela ne saurait tarder. La barque "polisario" chavire. Le naufrage est imminent..