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"De la saisie des
piles-Radio à la guerre contre les portables, les dirigeants du
"polisario" excellent dans la censure
Par Mokhtar Semlali
Laâyoune, 06/06/06- De la saisie des piles-Radio à la guerre
livrée contre les téléphones portables se manifeste de manière,
on ne peut plus criarde, le complexe du "polisario" vis-à-vis de
tout ce qui est de nature à dévoiler le véritable mythe sur
lequel les dirigeants de cette entité fantoche ont bâti leurs
illusions.
L'acharnement contre les téléphones portables a été l'ultime
"invention" de la direction du "polisario", dans la foulée du
soulèvement que connaissent les camps de Tindouf, car ces moyens
de communication modernes deviennent une source d'inquiétude et
d'embarras pour les responsables de cette entité fantomatique.
Cette nouvelle "mise sous-scellé" des téléphones portables que
certains se procurent en catimini en vue de communiquer avec
leurs familles vient s'ajouter à la longue liste des
interdictions imposées par "le polisario" pour priver les
séquestrés et leurs proches de maintenir cette chaleur humaine.
Les familles dans les camps de Lahmada à Tindouf gardent
toujours vivace dans leurs esprits cette hantise d'être épiés et
d'étouffer de ne pouvoir se parler à l'intérieur même de leurs
tentes par crainte d'être espionnés et surpris par une intrusion
en pleine intimité.
Une telle situation perdure voire s'éternise, mais ce qui semble
changer cette fois-ci, c'est le "séisme" qui a fortement ébranlé
la horde du "polisario": le soulèvement populaire de grande
envergure qui a déferlé sur la totalité des camps de Lahmada.
Les piles-Radio étaient le souci majeur qui inquiète au plus
haut point les dirigeants du "polisario" qui ont eu
"l'ingéniosité" de mettre en place des plans dans le dessein de
nettoyer les camps de cette "substance dérangeante" qui
représente un grand danger pour les principes de "la révolution"
à laquelle ils avaient consacré tous leurs efforts pour établir
une "République fantoche".
La saisie des piles-Radio a principalement pour objectifs de
priver les séquestrés d'un droit des plus élémentaires: capter
les émissions et programmes de la Radio régionale de Laâyoune en
tant que voix de liberté et tribune privilégiée qui se fait
l'écho de la situation telle qu'elle se présente dans les
provinces du sud, dévoile les manoeuvres et les agissements des
dirigeants du "polisario" et oppose la duperie à la franchise.
Malgré le prix exorbitant des piles-Radio, les avertissements,
voire les sanctions prises à l'encontre de toute personne qui
est en possession d'une pile-Radio, les citoyens sahraouis
séquestrés dans les camps de Tindouf n'ont jamais été
découragés, puisqu'ils n'hésitent pas à utiliser d'autres moyens
pour entendre la voix de la justice. Ainsi, ils ont recours à un
procédé des plus simples: dissimuler une "Radio-transistor" sous
l'oreiller pour suivre les programmes de la Radio régionale de
Laâyoune par crainte des représailles des milices des
mercenaires et des indicateurs, dont la mouchardise parvient aux
oreilles de la sécurité algérienne.
A l'époque, il n'existait dans les camps de Lahmada que la Radio
à laquelle les personnes s'étaient habituées avant leur
déportation forcée, pour suivre les informations et les
programmes radiophoniques aussi bien à l'intérieur qu'en dehors
des tentes.
Les événements ont pris aujourd'hui une nouveau tournant à l'ère
des chaînes satellitaires et des moyens de communication
numériques. Mais force est de constater que la situation est
restée en l'état chez les dirigeants du "polisario" qui n'ont
excellé que dans la politique de la saisie et de la
confiscation.
Disposer d'un moyen de communication requiert une autorisation
au même titre que tout mouvement même à l'intérieur d'un seul
camp. C'est une véritable spoliation de la liberté. Une
spoliation du droit de l'enfant de vivre dignement. Et une
spoliation des droits de l'homme dans leur acception la plus
large.
La répudiation forcée des femmes et les restrictions imposées à
la vie conjugale est une autre manière de punir tous ceux qui
refusent de se plier aux ordres de la soi-disant "organisation
politique".
Même les aides envoyées par les organisations humanitaires aux
séquestrés des camps n'échappent pas à la confiscation. Ces
aides sont tout simplement détournées vers les marchés des pays
voisins pour y être vendues. Les prix de leur revente sont
versés dans les comptes des dirigeants du "polisario".
Mais le cas le plus flagrant de cette spoliation reste la
séparation forcée des enfants de leurs mères et leur déportation
vers Cuba sous prétexte de leur scolarisation. Ils seront en
fait exploités dans les champs de cannes à sucre et dans les
usines de fabrication de cigares, comme en ont témoigné des
citoyens ayant regagné la Mère-Patrie.
Outre le viol des enfants et leur exploitation au moyen de
politiques de déportation, la bande du "polisario" s'ingénie à
envoyer les enfants dans des maisons de particuliers pour y
effectuer des travaux domestiques et interne d'autres dans des
casernes pour une formation spéciale sous couvert de soutien à
"l'effort militaire".
Il s'agit d'une spoliation de tous les droits et de toutes les
valeurs, qui n'épargne ni les personnes âgées, ni les femmes
encore moins les invalides.
Le "polisario" s'emploie à étendre le champ des confiscations: à
commencer par le contrôle de tout déplacement à l'intérieur des
camps de Tindouf et tout mouvement de sortie ou d'entrée de
personnes et de véhicules pour arriver aux coupures de téléphone
et de tous les autres moyens de communication.
Tout laisse à penser que les dirigeants du "polisario" ont, tout
simplement, perdu la raison suite au soulèvement populaire
(Intifada) dans les camps de Lahmada, qui a mis à nu, à
l'intérieur même des camps, ce que les séparatistes du "polisario"
tentaient, par leurs mensonges, de dissimuler à l'opinion
publique internationale.
Sans nul doute que la suspension de l'opération des échanges des
visites familiales, qui devait se poursuivre à partir du 2 juin
entre les provinces de Oued Eddahab et Aouserd et les camps de
Tindouf, au Sud de l'Algérie selon un programme établi par le
Haut commissariat aux réfugiés (HCR), est un autre épisode qui
témoigne de la volonté du "polisario" à continuer à porter
atteinte au caractère humanitaire et aux dispositions
d'instauration de la confiance, après les multiples obstacles
qu'il a dressés afin d'empêcher tout contact entre les
séquestrés dans les camps de Tindouf et leurs proches dans les
provinces du sud du royaume à travers le téléphone et le
courrier.
La bande du "polisario" redoute tout simplement les
retrouvailles de ces familles qui ont longtemps souffert de la
séparation et de l'éloignement. Ces mêmes familles qui ne
croient plus aux mensonges d'un groupuscule à la solde des
services de renseignement algériens qu'il cherche à satisfaire
par tous les moyens, même s'il fallait pour cela procéder à une
tuerie collective, à l'encerclement des populations jusqu'à
l'asphyxie et à la répression de toutes les voix osant réclamer
le regroupement familial.
En définitive, la direction du "polisario" se retrouve dans une
totale impasse, impuissante et désarmée face à cette Intifada
populaire qui a mis à nu cette politique de désinformation et de
confiscation systématique menée depuis plus de 30 ans.
Malheureusement, les dirigeants du "polisario" ne sauront se
départir de cette fâcheuse habitude d'être à l'écoute de leurs
maître-penseurs, à savoir les services de sécurité algériens,
dont ils s'empressent d'exécuter les ordres sans discernement
aucun.
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