Camps de Tindouf:  Silence, on tue

 

Répression, torture et meurtre à huis clos à Tindouf        

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Le CEREM indigné par la "répression sauvage" du soulèvement dans les camps de Tindouf

Bruxelles, 02/06/06 - Le Centre d'études et de recherches Euro-Maghrébin (CEREM), basé à Bruxelles, a exprimé vendredi son indignation devant la "répression sauvage" du soulèvement populaire dans les camps de Tindouf, dans le Sud-Ouest algérien, appelant la communauté internationale à réagir pour "mettre un terme à ces exactions".

Les arrestations et les blessés se comptent par dizaines suite à ces manifestations "contre les responsables du polisario, aidés par les forces de la sécurité militaire algérienne", a ajouté le CEREM dans un communiqué parvenu à la MAP.

Le "pouvoir algérien complice du verrouillage des camps de Tindouf doit prendre ses responsabilités devant ce qui se passe à l'intérieur de ces camps", a insisté le Centre.

Le CEREM a également lancé un appel à la communauté internationale pour "réagir immédiatement afin de mettre un terme à ce génocide à huis clos".

Face à l'ampleur des manifestations et au bouclage des camps, dont les autorités algériennes ont coupé, jeudi soir, tous les moyens de communications avec l'extérieur, le Centre européen de recherche et d'analyse en matière stratégique (ESISC), basé à Bruxelles, a décidé d'envoyer une mission d'experts indépendants dans les camps.