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Appel solennel de l'ATSME aux
instances internationales pour mettre fin à la répression des
populations séquestrées à Tindouf
Paris, 02/06/06- L'Association des Tribus Sahraouies Marocaines
en Europe (ATSME) a dénoncé, vendredi, "avec force la sauvage
répression que subissent une fois de plus les populations
sahraouies séquestrées dans les camps de Tindouf en Algérie", et
appelé les "instances internationales à prendre leurs
responsabilités".
"Nous lançons un appel solennel aux instances internationales
pour qu'elles interviennent de toute urgence pour mettre fin au
massacre de nos compatriotes séquestrés à Tindouf qui, depuis
trente ans, survivent dans des conditions particulièrement
inhumaines sur le territoire algérien", a déclaré l'ATSME dans
un communiqué parvenu à la MAP.
"Le soulèvement et les manifestations que connaissent ces camps
de la honte depuis le 29 mai dernier ont été matés par des
milices sans foi ni loi qui n'ont pas hésité à torturer, blesser
et emprisonner des enfants, des femmes et des vieillards sans
défense", s'est indignée cette association, basée en France.
Pour l'ATSME, "ces populations séquestrées sont dépourvues de
toute forme de liberté, de parole comme de mouvement".
"Elles sont les victimes d'une bande de mercenaires qui
s'enrichie sur leur dos en détournant notamment l'aide
humanitaire internationale", a-t-on précisé de même source."Nous
demandons aux médias du monde entier de se rendre sur place afin
d'accomplir leur mission d'information et d'investigation pour
faire connaître la réalité de ce drame", a ajouté l'ATSME.
Au moins 17 personnes ont été blessées, dont certaines se
trouvent dans un état critique, et 19 autres ont été arrêtées
suite aux violentes manifestations qui ont éclaté dans le camp
du "27 février" à Lahmada, Tindouf, et qui ont été sauvagement
réprimées par les tortionnaires du "polisario", selon un premier
bilan parvenu jeudi matin à la MAP.
Les dirigeants de cette fantomatique entité ont lancé mercredi
une nouvelle campagne d'arrestations contre tous les hommes du
camp "27 février", ce qui a poussé femmes et enfants qui vivent
dans des conditions précaires à organiser de grandes
manifestations appelant à la libération de leurs proches.
Les manifestants ont également scandé des slogans à la gloire de
SM le Roi Mohammed VI et exprimé leur soutien au projet
d'autonomie proposé par le Souverain comme solution politique
définitive à la question du Sahara. Face à leur impuissance de
contrôler la situation, les dirigeants du "polisario" ont
demandé des renforts à l'armée algérienne.
Plusieurs membres de familles sahraouies installées à Laâyoune
et en Europe sont, par ailleurs, sans aucun contact avec leurs
familles séquestrées à Tindouf, mettant en garde contre un
éventuel carnage qui serait en train d'être préparé par le "polisario".
L'Etat algérien a coupé, jeudi soir, toutes les liaisons
téléphoniques et moyens de communication avec les camps de
Tindouf. |