Camps de Tindouf:  Silence, on tue

 

Répression, torture et meurtre à huis clos à Tindouf       

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Une association de Marocains au Sénégal condamne la répression "impitoyable et sanguinaire" contre les séquestrés à Tindouf

Dakar, 06/06/06 - Le Conseil national des Marocains au Sénégal (CNMS) a condamné "fermement" la campagne de répression "impitoyable et sanguinaire" des milices du "Polisario" contre les sahraouis séquestrés à Tindouf, dans le sud de l'Algérie.

"Le Conseil National des Marocains au Sénégal et toutes ses instances condamnent fermement la campagne de répression impitoyable et sanguinaire perpétrée par les milices armées polisariennes à l'encontre de nos frères et demandent que les responsabilités en soient clairement établies", a indiqué un communiqué de l'association adressé lundi aux missions diplomatiques, aux organisations de défense des droits de l'Homme et aux médias basés au Sénégal.

Le Conseil lance un appel "solennel" aux instances internationales pour qu'elles interviennent de "toute urgence" en vue de "mettre fin au massacre de nos compatriotes séquestrés à Tindouf qui, depuis trente ans, survivent dans des conditions particulièrement inhumaines sur le territoire algérien".

"Le Conseil national des Marocains au Sénégal condamne directement l'Algérie qui isole complètement nos compatriotes depuis jeudi soir du reste du monde en coupant toutes les liaisons téléphoniques et moyens de communication avec les camps de Tindouf", ajoute le communiqué.

Il demande également que les frontières soient ouvertes "pour permettre à toutes les forces éprises de paix et de justice de constater de visu les souffrances qu'endurent nos compatriotes marocains séquestrés".

Le Maroc avait condamné la campagne de répression brutale menée dans les camps de Tindouf par les milices armées du "Polisario" et souhaite que toute la lumière soit faite sur ces évènements.

Dans une lettre adressée au secrétaire général des Nations Unies, l'ambassadeur, représentant permanent du Maroc auprès de l'ONU, M. El Mostafa Sahel, a attiré l'attention de Kofi Annan sur la multiplication des témoignages faisant état d'une détérioration alarmante de la situation des droits de l'Homme dans les camps de Tindouf, au Sud de l'Algérie.

Ces témoignages, précise-t-il, font état d'une campagne de répression brutale menée par les milices armées du "Polisario" contre un large soulèvement populaire pacifique.