Camps de Tindouf:  Silence, on tue

 

Répression, torture et meurtre à huis clos à Tindouf       

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Une association sahraouie dénonce les pratiques immorales du "polisario" à l'encontre des séquestrés de Tindouf

Rabat, 03/06/06 - L'Association pour la levée de l'embargo sur les séquestrés de Tindouf (ALEST) a dénoncé les pratiques immorales et l'acte criminel perpétrés par les "responsables du polisario" à l'encontre des sahraouis séquestrés dans les camps de Tindouf, dans le sud algérien.

L'Association condamne, dans un communiqué parvenu vendredi à la MAP, les pratiques immorales perpétrées par la bande du "polisario" à l'encontre des séquestrés à Tindouf, appelant les Nations Unies et les organisations internationales des droits de l'Homme à intervenir d'urgence afin de mettre un terme aux pires souffrances que subissent la population séquestrée dans les camps et d'éviter que d'autres drames ne se reproduisent.

L'association exprime sa solidarité et son soutien avec les séquestrés et les prisonniers qui croupissent dans les geôles de la bande du "polisario", réaffirmant que la seule solution à ce conflit artificiel est la proposition d'autonomie des provinces du sud, annoncée par SM le Roi Mohammed VI.

Les événements tragiques survenus le 30 mai dernier dans les camps de Tindouf où les membres de la tribu R'guibate Laâyaycha ont été victimes d'arrestations abusives et de tortures physiques et psychologiques, ainsi que de violations flagrantes de leur dignité, poursuit le communiqué, sont "le résultat naturel des pratiques barbares auxquelles se livre une entité fantoche manipulée par les services de renseignements algériens".

L'association exprime son refus catégorique de cet acte ignoble qui a engendré de graves séquelles psychologiques et physiques dans les rangs des habitants des camps et créé une situation explosive et un climat tendu, appelant les différentes composantes de la société civile et les organisations locales, nationales et internationales à soutenir "nos familles en vue de les libérer de la séquestration et de la détention et de mettre un terme à leurs souffrances inhumaines qu'elles endurent depuis plus de 30 ans ", conclut le communiqué.