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Une association sahraouie dénonce
les graves violations dont sont victimes les séquestrés dans les
camps de Lhmada
Boujdour, 030 /06/06 - L'association de défense des victimes de
la répression dans les camps de Tindouf, basée à Boujdour, a
dénoncé vendredi les graves violations dont sont victimes les
séquestrés dans les camps de Lhmada.
Réagissant aux événements tragiques qu'ont connus les camps de
Tindouf, notamment les arrestations arbitraires, la torture
physique et psychologique, les coups et blessures aggravés par
la coupure de tous les moyens de communication, l'association a
souligné, dans un communiqué parvenu à la MAP, que ces
événements "ne sont que le résultat naturel des pratiques
illégales et immorales d'une entité artificielle, manipulée par
les services de renseignements algériens".
L'association a dénoncé les graves violations "dont souffrent
nos fils et nos filles dans les camps de la honte, et qui
n'attendent que leur libération", exprimant sa solidarité
inconditionnelle et totale avec "nos familles séquestrées" et
son soutien à leurs droits individuels et collectifs en vue de
lever le blocus imposé aux populations séquestrées et mettre fin
à leurs souffrances qui perdurent depuis plus de 30 ans.
L'association de défense des victimes de la répression dans les
camps de Tindouf a lancé un appel pour permettre aux
organisations internationales des droits de l'Homme de
s'enquérir de la véritable situation des populations
séquestrées, rappelant que le Haut Commissariat des Nations
unies aux droits de l'Homme a été interdit les 21 et 22 mai
derniers de tenir des rencontres avec plusieurs personnes qui
ont souffert d'une longue arrestation, comme ce fut le cas dans
le passé pour plusieurs organisations internationales de droits
de l'Homme.
L'association appelle le Haut Commissariat des Nations unies aux
droits de l'Homme, le Haut Commissariat des Nations unies pour
les réfugiés ainsi que le secrétaire général de l'ONU "à
intervenir d'urgence pour lever le siège injuste imposé à nos
frères et nos soeurs séquestrés" dans les camps de Tindouf dans
le sud algérien.
L'association se dit convaincue que la seule voie pour résoudre
ce problème artificiel est la proposition d'autonomie des
provinces du sud, annoncée par SM le Roi Mohammed VI. |